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La loi interdisant la fessée censurée

Le conseil constitutionnel vient de censurer le texte interdisant la fessée pour un problème de forme : ce texte était ce qu’on appelle un cavalier, c’est à dire introduit dans un texte ou il n’avait rien à faire (la loi égalité et citoyenneté) et qui n’avait aucun rapport avec le sujet. Il ne s’agit pas d’une censure sur le fond, et il serait des plus que souhaitable que ce texte soit repris dans les meilleurs délais. dans des conditions de forme régulières.

L’intérêt d’une loi

Quand la relation à l’autre est faite de gestes et de mots violents, elle fait naître la violence. Seul 12,5 % des parents ne frappent jamais leurs enfants en France. En 1979 la Suède interdisait les châtiments corporels et de se fait aucun enfant n’est plus mort des suites de violences familiales! Le nombre de procès pour violences contre les enfants à diminué, de même que le nombre d’enfants enlevés à leurs parents suite à une intervention des services sociaux.

L’inefficacité des punitions corporelles

Elles sont inefficaces et ne font qu’augmenter la résistance de l’enfant face à la punition ou à la douleur. Face aux enfants les parents, bien souvent prisonniers de leur vécu personnel, ont de plus en plus de mal à se positionner et à communiquer Il y a bien souvent une confusion dans leur esprit entre punition et sanction. La punition est quelque chose que l’on inflige à l’autre souvent avec des réactions immédiates, souvent très excessives car ne correspondant pas seulement au fait. Bien différente est la sanction, Elle est une référence à la loi et au règlement, elle confronte l’enfant au principe de réalité, c’est-à-dire qu’il y a toujours des conséquences aux actes dont il est l’auteur et qu’il lui appartient de les assumer

Les punitions corporelles donnent à l’enfant le sentiment que lors ce que l’on est fâché on doit frapper et que la personne qui inflige la punition n’est pas contente. Cela n’explique pas la véritable raison du mécontentement cela n’aide pas l’enfant à ne pas recommencer et cela n’apprend pas à celui qui a commis une erreur qu’il doit la réparer et comment le faire.

La violence sanctionnée
Il est bien évident que la vie en société est faite de contraintes et qu’il y a des limites que nous devons mettre à nos désirs. Or dans la société adulte les coups sont interdits pourquoi donc à prendre un enfant un mode de résolution de conflit qui lui sera très vite interdit et que la société réprime et sanctionne.
Le parent qui bat est justement celui qui ne sait pas s’imposer à lui-même des limites il est bien souvent arrivé un seuil de souffrance personnelle qui se traduit par de la colère et de la violence qu’il ne sait pas gérer.