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Le prix média 2014

La remise des pris s’est déroulée le jeudi 12 juin 2014 à l’espace Landowski à Boulogne, ce fut une soirée pleine d’émotion ou chacun des lauréats a expliqué le contexte de réalisation du travail primé

Aucun prix n’a été décerné dans la catégorie « jeunesse » cette année. Le jury encourage malgré tout, toutes les chaînes à produire des émissions courtes, informatives et vivantes en matière de protection de l’enfance et de prévention. Les émissions qui sont destinées aux enfants ont souvent un impact direct bien plus efficace que nombre de campagnes de prévention.

CATÉGORIE FICTION
Prix attribué à
« LE SILENCE DES EGLISES » de Edwin Baily ; scénario Thierry Debroux
Prod. Escazal Films, Sophie Révil, A-T Production et RTBF, France Télévisions, TV5 Monde Gabriel, 27 ans, est un homme à la dérive, rongé par un mal intérieur que ses proches ne comprennent pas. A 12 ans, il a été entraîné dans une relation amoureuse et sexuelle avec un prêtre, le directeur de son école religieuse. Un affrontement entre une victime et son bourreau. Un homme seul face à une institution, l’Eglise, prête à tout pour faire que le silence recouvre la honte.

Ce sujet, longtemps tabou, est abordé avec une grande finesse, sans caricature ni volonté de nuire ou de stigmatiser. Les mécanismes de séduction de l’adulte sont bien montrés, aboutissant à faire entrer dans son jeu les enfants. Le sujet est traité avec tact et délicatesse, la qualité cinématographique, comme le jeu des acteurs sont de bonne facture, ainsi que la construction du scénario, permettant au spectateur de rentrer dans cet univers particulier, et de mieux comprendre les mécanismes de la perversion.
Le jury a été sensible à la détermination et au courage d’aborder des sujets aussi difficiles, qui font tant de ravages chez les enfants et les adolescents.

CATÉGORIE DOCUMENTAIRE,REPORTAGE,MAGAZINE
tourné à l’étranger
Prix attribué à :
« LA GUERRE DE LA POLIO » (Envoyé spécial)
Enquête de Julien Fouchet, Sylvain Lepetit et Taha Siddiqui Production Babel Press – Pour France 2
Au Pakistan, en Afghanistan, une autre guerre méconnue et sanglante fait rage, une guerre contre un vaccin. Selon les Talibans qui mènent campagne contre le  vaccin antipolio, le vaccin est la nouvelle arme des Américains pour détruire l’Islam. Les vaccinateurs sont devenues des cibles à abattre, et des centaines de milliers d’enfants sont, du coup, menacés par ce virus d’un autre âge.
Le sujet est inédit : l’influence du politique et du fanatisme sur la santé et le devenir des enfants. La réalisation est de très bonne qualité et on mesure aussi les risques pris sur place par l’équipe qui a enquêté. Le sujet est traité sur le fond comme sur la forme de façon très juste, démontant les rumeurs délétères et les conséquences de celles-ci sur la santé des enfants, alors que de nombreux cas de cette maladie peuvent être évités par une simple absorption orale de quelques gouttes de vaccin. Les enfants paient un lourd tribut à ces manipulations et au mépris de leur santé.

CATÉGORIE DOCUMENTAIRE ET MAGAZINE
tourné en france
Prix décerné à :
« LE HARCELEMENT À L’ECOLE » (« Le monde en face ») de Amandine Stelletta, Nicolas Bourgoin
Productions Minou Azoulai ; Arnaud Xainte, Illégitime Défense, avec la partici- pation de France Télévisions, RTBF, LCP Assemblée Nationale – Pour France 5.
En France, 12 millions d’elèves sont scolarisés. Chaque année, près d’1,4 million seraient harcelés. Il y a aussi tous ceux qui souffrent en silence, qui se taisent et qui ont honte de se sentir mal aimés et rejetés. Ce documentaire donne la parole à ces enfants qui subissent, quotidiennement, les moqueries, les insultes et l’isolement.

Le jury a salué la qualité d’un documentaire authentique, sur un sujet peu traité. L’enquête bien faite, avec des commentaires justes, rend compte de la réalité très rude de ce phénomène du harcèlement dans le cadre scolaire. La réalisation, parfois un peu dramatisée, souligne bien, toutefois, les difficultés et la complexité du phénomène, ainsi que les réponses souvent inadaptées des adultes ou des institutions scolaires.
Il pointe également de façon précise l’ampleur du harcèlement, la difficulté de sa reconnaissance par le système scolaire, et surtout la souffrance au quotidien engendrée par le harcèlement sur les enfants et les adolescents victimes.