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Malala, pour le droit à l’éducation des filles

Tout le monde connait Malala Youzafzai depuis qu’elle a obtenu le Prix Nobel de la Paix en 2014, mais le livre écrit par Raphaële Frier et magnifiquement illustré par Aurélia Fronty nous permet de suivre le parcours exemplaire d’une fillette certes soutenue par ses parents mais qui doit faire face à nombre d’obstacles qui ont failli lui coûter la vie.

C’est aussi une illustration de tout ce que les populations subissent de la part des talibans. Récit complété en fin d’ouvrage par dix pages documentaires sur le Pakistan, la scolarisation des filles, la religion.

Le temps du paradis

Malala nait au Pakistan dans une famille pachtoune. Son père, qui tient l’école, la fait accueillir avec les mêmes rituels que l’on doit aux garçons.

Un petit frère nait ensuite et leur premier terrain de jeu est l’école. Ils ont l’impression de vivre au paradis.

C’est dans le village de son grand-père qu’elle aime beaucoup, qu’elle découvre, les injustices faites aux filles et aux femmes

Premières inquiétudes

Les talibans ont incendié une école, ils veulent fermer celle de son père. La bêtise et la haine gagnent les esprits. On interdit la musique, la danse. Ils couvrent le corps des femmes avec une burqa et en janvier 2009 annoncent l’interdiction de l’école pour les filles.

Les actes de Résistance

Le père de Malala a peur mais il laisse sa fille s’exprimer à la télévision. Elle a onze et affirme son droit à l’éducation. Elle veut apprendre et devenir médecin.

Sous un pseudonyme, elle rédige sur le site internet de la BBC, le journal d’une écolière pakistanaise.

Dans sa ville en ruines, elle continue à se battre pour qu’on reconstruise les écoles : elle est élue présidente de l’assemblée des enfants, mais les écoles sont dynamitées.

Elle ne se décourage pas à 14 ans elle est connue dans tout son pays et reçoit du gouvernement ; le prix national de la jeunesse pour la paix.

Les menaces

Elle est menacée de mort. Le bus scolaire est arrêté et on lui tire dessus. A deux doigts de la mort on la transporte en Grande Bretagne. Après plusieurs opérations elle peut reprendre les études et continue à se révolter contre le sort des filles qui par millions sont privées d’écoles en Afghanistan, en Irak au Niger.

Le jour de ses 16 ans elle s’exprime à la tribune de l’ONU. Dans son discours elle s’appuie sur Martin Luther King, Mandela, Gandhi.

On retiendra cette formule : « Un enfant, un professeur, un livre et un stylo peuvent changer le monde » et « Il fut un temps où les femmes demandaient aux hommes de se soulever pour leurs droits à elle. Cette fois, nous le ferons par nous-mêmes !

L’année suivante elle obtient le prix Nobel de la paix et devient la plus jeune lauréate.


Édité par Rue du Monde, à lire à partir de 8 ans.