COMMUNIQUÉ DE PRESSE |  Le maintien de Jean‑Marc Morandini à l’antenne est une faute majeure

 Le maintien de Jean‑Marc Morandini à l’antenne est une faute majeure

La justice française a rendu son verdict : Jean‑Marc Morandini est définitivement condamné pour corruption de mineurs.
Les faits sont établis, les peines prononcées, la décision confirmée par la Cour de cassation. Pourtant, l’animateur continue d’occuper chaque jour une place centrale sur une chaîne d’information nationale.
Ce maintien à l’antenne n’est pas un simple choix éditorial : c’est un renoncement éthique, un signal dévastateur envoyé à la société.

Quand la justice parle, les médias devraient écouter

La condamnation de Morandini n’a rien d’anecdotique. Elle inclut notamment une interdiction définitive d’exercer une activité impliquant un contact avec des mineurs.
Cette mesure traduit la gravité des faits et la nécessité de protéger les plus vulnérables.

Comment comprendre, alors, qu’un homme jugé inapte à exercer une activité en lien avec des mineurs puisse continuer à s’adresser à un public national, dont des jeunes font évidemment partie ?
Ce paradoxe n’est pas seulement choquant : il est incompatible avec la responsabilité morale que les médias revendiquent.

Ce choix éditorial banalise l’inacceptable, brouille tous les repères et contredit les valeurs que les médias prétendent défendre : exemplarité, intégrité, responsabilité.

Dans n’importe quel autre secteur professionnel, une telle condamnation entraînerait une mise à l’écart immédiate. Pourquoi les médias devraient‑ils s’en exonérer ?

Être à l’antenne n’est pas un droit, mais un privilège

Personne ne conteste le droit de Jean‑Marc Morandini à travailler. Mais occuper une tribune nationale, influencer l’opinion, bénéficier d’une exposition quotidienne : cela relève du privilège, pas du droit fondamental.

Ce privilège implique des devoirs et suppose une exemplarité minimale.
Il exige que l’on ne transforme pas l’espace médiatique en refuge pour ceux que la justice a condamnés.

Il est temps de rappeler les principes

Le cas Morandini dépasse la personne de Morandini. Il interroge notre rapport collectif à la justice, à la morale, et à la responsabilité publique.

Accepter qu’un homme condamné pour corruption de mineurs reste à l’antenne, c’est envoyer un message dangereux :  la gravité des faits n’a plus de conséquences, l’audience prime sur l’éthique, la justice peut être ignorée sans que cela choque.

Le refuser n’est pas un acte de censure : c’est un acte de cohérence, de respect envers les victimes, et de confiance envers le public.

Il est temps que les médias se montrent à la hauteur des valeurs qu’ils prétendent défendre.

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