La quatorzième édition du Prix Média Enfance Majuscule a récompensé cette année 8 programmes lauréats, le mardi 9 juin 2026 à l’Espace Landowski de Boulogne-Billancourt.

Les documentaires reçus cette année ont fait émerger une problématique inquiétante : un accroissement constant de l’économie lucrative autour des métiers de l’humain, et plus particulièrement de la petite enfance, face un service public de plus en plus menacé…
La forte participation des candidats rend compte d’une prise de conscience en constante augmentation de la part des médias, et de leur rôle extrêmement précieux en matière de protection de l’enfance.
Merci à tous les participants et félicitations aux lauréats pour leur travail remarquable !
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Palmarès 2026 : nos 8 programmes lauréats
CATÉGORIE JEUNESSE
Mention pour TFOU d’INFO
Très complet, un magazine parfaitement adapté aux enfants qui a su convaincre le jury par son efficacité. Toujours contextualisé et au contenu divertissant, dans un souci de se mettre à leur hauteur, cette émission hebdomadaire propose un programme varié et aux exposés très instructifs. Un travail
citoyen qui permet d’aider les enfants à prendre conscience qu’ils ont, tout autant que les adultes,
le droit d’être bien informés !

CATÉGORIE DOCUMENTAIRE TOURNÉ EN FRANCE
Prix ex aequo pour SOS Jeunesse en détresse
Ce travail expose des défaillances majeures en matière de santé mentale chez les enfants, pourtant désignée Grande Cause Nationale de 2025. La question se pose de la montée de l’axe lucratif : va-t-il rester demain un service public de protection de l’enfance ? Le jury a souhaité récompenser ce travail
remarquable par un prix à l’unanimité, mettant à l’honneur le travail de professionnels engagés, avec un manque de moyens publics patent.

Prix ex aequo pour Violences sexuelles à l’école : silence dans les rangs !
La réalisatrice suit la situation d’une professeure de cirque, Marie, se retrouvant dans la posture d’être lanceuse d’alerte et confrontée d’emblée à une mécanique d’omerta interne à l’Education nationale. Le jury a particulièrement souhaité saluer la mobilisation remarquable cette enseignante à l’origine de l’enquête ici mise en lumière, décernant un prix à l’unanimité pour ce documentaire.

Mention ex aequo pour Crèches, razzia sur les bébés
Scandale d’actualité, celui de l’économie lucrative des modes de garde illustre amèrement l démission de nos politiques autour des métiers de l’humain, et la perte du combat européen sur le service public. Tout le monde est perdant, parents, enfants et professionnels. Enfance Majuscule ne peut que saluer la mise en lumière très documentée de ces dysfonctionnements majeurs, qui démontrent la mécanique de détournement des fonds publics et le cynisme de notre modèle économique.

Mention ex aequo pour Prostitution des mineures : l’enquête choc
Ce reportage puissant dénonce l’explosion du phénomène de la prostitution des mineurs. En France, 80% des adolescents exploités sexuellement sont des enfants placés, mais ceux des familles favorisées sont aussi concernés. Ce travail de terrain expose les freins pour une protection véritablement efficace, dont l’utilisation des réseaux sociaux et de pratiques prostitutionnelles différentes et récentes. Il remet au cœur du débat la passivité d’une société tout entière, qui ne protège pas assez ses enfants.

Mention ex aequo pour Ceci est mon corps
Abusé par un prêtre lorsqu’il était enfant, le réalisateur de
ce documentaire traite de son parcours personnel de résilience et dépeint, entre autres, les mécanismes délétères du déni parental. Au rythme des silences, il y aborde la question de l’amnésie traumatique et du travail de reconstruction nécessaire, accompagné par le soutien d’avocats remarquables.

CATÉGORIE DOCUMENTAIRE TOURNÉ A L’ETRANGER
Prix pour Rashid, the boy from Sinjar
Ce reportage puissant, singulier, raconte le retour de Rashid, jeune Yézidi rescapé des prisons de
Daesh, dans sa ville natale en Irak. Des images sobres, empreintes de silences habités, laissant imaginer
les exactions, suivent le parcours personnel de cet adolescent. L’approche sur plusieurs axes de problématiques, telles que le rapport à l’éducation et à l’exil subi a profondément ému le jury, attribuant à ce document un prix à l’unanimité. Un film précieux.

Mention pour Ukraine, l’enfance volée
Avec une vraie sincérité et un point de vue très affirmé, l’histoire de la réalisatrice nous fait partager son
cheminement. Dans un pays où un enfant sur cinq présente des signes de stress post-traumatique, la prise
en charge concerne toute la société ukrainienne, qui change de regard sur la psychothérapie, s’organise et
s’emploie à soigner ses traumatismes.


