Pédocriminalité chez les artistes : “Le doc Stupéfiant, L’enfance mise à nu”

La libération de la parole et de l’écoute amène la société à porter un nouveau regard sur la représentation du corps de l’enfant au fil des siècles.

La beauté du corps de jeunes adolescent·es a été peint·e, romancé·e, filmé·e, ou encore photographié·e durant des siècles. L’art sous toutes ses formes a contribué à la “valorisation” du regard malsain de ces hommes, d’un certain âge, sur de très jeunes filles.

Car, si l’art donne forme aux désirs et a le droit de s’exprimer, quelles en sont les limites ? Nous savons aujourd’hui que dans l’Histoire, nombreux sont les artistes qui sont passés à l’acte, confondant leurs œuvres avec leurs désirs.

Dans les milieux d’élites littéraires des années 70 et 80, des « artistes » ont contribué à cette confusion au nom du progrès et de l’évolution de la modernité. « Une société qui s’est fabriquée sur la culture du viol, sur la négation des enfants, et sur le silence » dénonce l’animatrice Flavie Flament, violée par le photographe David Hamilton et l’une des premières, en 2016, à briser l’omerta dans le milieu artistique avec son livre « La consolation ».

Renouveler l’art, lui insuffler une nouvelle vie… peut-être est-ce la réponse attendue pour que demain, nous puissions avoir accès à la vision du monde des adolescents ?

La question du consentement
A la question « un jeune adolescent peut-il ressentir du désir pour un adulte », le neuropsychiatre Boris Cyrulnik répond : « oui, mais il ne fait pas encore la différence entre le désir sexuel et le besoin d’attachement. L’adulte, lui, devrait faire la différence » et à propos du consentement, « un enfant, même s’il a un désir d’amour, ne sait pas pourquoi ni pour qui. Il ne peut pas être un partenaire adulte d’un autre adulte, car il n’imagine même pas ce que peut être une relation sexuelle. Il a un désir, mais il ne sait pas comment cela va se passer. Il ne peut pas l’imaginer, donc ne peut pas consentir »

Le doc Stupéfiant : “L’enfance mise à nu”

Diffusé le 25 mars 2020 à 20h54 sur France 5 Un documentaire réalisé par Aurélia Perreau et Julien Beau

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