Je.tu.il…

je.tu.il...Une association qui travaille dans les établissements scolaires pour prévenir les violences dans les relations entre les filles et les garçons et prôner la responsabilité sexuelle et affective.

L’association « je.tu.il… » crée depuis 1981 des outils d’éducation et de prévention conçus pour répondre à un double objectif pédagogique : mettre en place à la fois des actions de sensibilisation en direction des jeunes – enfants et adolescents – et des formations en direction des adultes impliqués dans leur prise en charge : professionnels de l’Éducation nationale, des Conseils généraux, des Associations, de la Protection judiciaire de la Jeunesse.

C’est à partir du programme d’éducation à la responsabilité sexuelle et affective dans un but de prévention des violences entre les jeunes, « Cet Autre que Moi », que depuis 2003, nous intervenons dans les collèges parisiens : A ce jour nous avons rencontrés plus de 42.000 jeunes, la plupart en classe de quatrième, sur le temps scolaire, en partenariat avec les équipes éducatives (cf notre site : www.jetuil.asso.fr). A cela s’ajoute un important travail de formation-action avec les structures de Protection Judiciaire de la Jeunesse d’Ile-de-France, entamé en 2011, nous amenant à rencontrer des jeunes en difficulté, âgés de plus de quinze ans pour la plupart d’entre eux.

Difficulté à vivre ensemble des filles et des garçons constatée en 2007

Dans le numéro 94 d’Enfance Majuscule, paru en mai 2007, nous écrivions, à propos des actions mises en place au sein de l’Education nationale : « A des degrés divers et selon des modes d’expression variés, tenant à la localisation géographique, à l’origine socioculturelle des jeunes et au projet d’établissement, aucun collège rencontré ne semble échapper aujourd’hui à la problématique filles-garçons. La difficulté de vivre ensemble se manifeste sous forme de pression plus ou moins explicite des garçons sur les filles, amenant ces dernières à adopter soit des comportements hostiles, calqués sur le mode de la recherche de domination à l’image des stéréotypes masculins, soit au contraire des comportements « complices » (validant de ce fait la position de certains garçons). Ainsi certaines jeunes filles n’hésitent pas à dire qu’elles ne dévoileraient pas un attouchement par crainte de se voir construire une réputation d’allumeuse, d’autres expliquant que ne pas répondre à la violence, c’est prendre le risque de la réputation de « victime ».

« Cela ouvre les yeux de certaines personnes de la classe sur la situation des filles et le fait qu’elles ne sont pas un objet qui sourit et qui a la peau douce. Qu’elles ne sont pas une enveloppe corporelle. (Fille, VIIIème arrondissement)

« Comme dans la famille, ils disent que les femmes sont soumises aux hommes, j’étais d’accord avec eux mais plus maintenant. » (Fille, XVIIIème arrondissement)